REFLEXION
Il y a déjŕ quelques temps que l'envie de coucher (terme archaďque) quelques
réflexions concernant les jours ou je suis allé ŕ la pčche ŕ la mouche.
La plupart du temps, j'y suis allé avec des amis; on ne partage pas
ces moments avec des étrangers; ( nos amis croient nos histoires de
pčche, enfin on aime ŕ penser que c'est comme ça que ça se passe entre
potes de pčche.
Lorsque je dois réfléchir, trouver une solution ŕ un problčme, ou simplement
me détendre, la pčche ŕ la mouche m'a toujours aidé ŕ trouver les solutions ŕ mes réflexions.
La pčche ŕ la mouche exige beaucoup de ses adeptes, la dextérité,
la perspicacité dans la recherche des truites, la lecture des eaux
une belle présentation; ai-je besoin de vous dire que ça prends de
la concentration pour pratiquer cet art qu'est le lancer ŕ la mouche.
J'aime cette tension lorsque je sens la truite, que je pressens son gobage,
et le triomphe lorsque je ferre et que la soie se raidie en un défi; bien
malin qui peut révéler l'issue du duel.
Grosse ou petite, les yeux du pęcheur se mettent ŕ briller, son visage
s'éclaire et sa voix gagne quelques octaves lorsqu'il dit tout haut :
j'en ai une, c'tune maudite belle!! Elles sont toutes belles, grosses,
et combatives; il arrive quelquefois qu'aprčs avoir affirmer sa
supériorité, le moucheux devient magnanime et libčre son adversaire,
comme un salut ŕ sa combativité, ou simplement le respect de la vie,
une pensée au futur et aux autres moucheux qui pourront aussi entre-
prendre un duel… J'en ai une, une maudite belle grosse aidez-moi
kekun!!!
Jean lapointe
apprenti moucheux et toujours en amour